
L'IA, le Canada Dry de l'expertise !
Vous l'avez déjà lu cent fois.
Un post LinkedIn parfaitement structuré, avec des bullet points, un ton "expert", une conclusion inspirante.
Vous hochez la tête.
Puis vous fermez le post et il ne reste rien.
Aucune idée. Aucune aspérité. Aucune décision possible.
Ça ressemble à de l'expertise, ça a la texture de l'expertise, mais ce n'est pas de l'expertise.
Le problème n'est pas l'IA.
C'est ce qu'on lui donne à mâcher.
Un LLM nourri de rien produit du beau rien. Il excelle à donner une forme impeccable à un fond inexistant. C'est le lorem ipsum 2.0 — sauf qu'aujourd'hui il porte un costume-cravate et se fait passer pour de la stratégie.
Et le marché s'en inonde.
Des posts, des newsletters, des "stratégies" entières générées en trente secondes par des gens qui n'ont rien à dire mais qui le disent désormais magnifiquement.
L'IA amplifie ce que vous savez.
Si vous savez peu, elle amplifie le vide, mais avec élégance.
Ce que l'IA ne remplacera jamais.
Une vision sectorielle.
Un diagnostic qui dérange.
Le courage de dire à un client que son positionnement est mort.
Ou que sa stratégie SEO, patiemment construite depuis des années, est en train de devenir obsolète face à la montée de l'AIO et qu'il faut tout repenser avant que ses concurrents ne le fassent.
Mon métier, ce n'est pas de faire parler la machine. C'est d'avoir quelque chose à lui faire dire. La différence entre le contenu qui brille et le contenu qui décide, c'est rarement l'outil. C'est ce qu'on met dedans.
On en parle quand vous voulez.